Tyler Hore:

L’éducateur par accident

Il n’avait pas prévu travailler en petite enfance. Sept ans plus tard, aucun doute : c’est sa place.

Tyler Hore

Tyler Hore n’avait pas de plan pour après l’école secondaire. Il est resté une année de plus et a fait un stage coop de six mois dans une classe de maternelle. Dans cette salle, quelque chose a cliqué : il avait trouvé sa passion. À la fin du stage, il en voulait plus. Il a postulé au centre de la petite enfance au bout du corridor, a eu l’emploi et n’a jamais regardé en arrière. Il a commencé à Mindemoya, et quand il est passé au centre de Little Current, il a su qu’il était chez lui.

Je pouvais être bizarre et juste avoir du plaisir, tout en travaillant. Je savais que c’est ici que je voulais être. C’est chez moi. Je vais rester ici, et je ne me vois pas partir de sitôt. C’est ma place.

- Tyler Hore

Ce qui le retient, c’est en grande partie tout ce qu’il a en commun avec les enfants. À 26 ans, il collectionne encore des jouets : des Lego, des Pokémon, et des poupées Barbie et Monster High, qu’il gardait autrefois pour lui. La petite enfance a changé ça. Aujourd’hui, il apporte sa collection pour la partager, et les enfants s’illuminent quand ils réalisent que l’adulte dans la salle aime les mêmes choses qu’eux. Les enfants font naturellement les fous, et être avec eux lui a permis de danser tout croche, de chanter à tue-tête et de ne pas s’en faire avec ce que les autres pensent.

J’ai toujours aimé Barbie, Monster High et les poupées, mais je me disais toujours : je ne peux pas aimer ça. Travailler en petite enfance m’a appris : tu sais quoi? J’aime les Barbie. Hé, les enfants, voici mes Barbie.

- Tyler Hore

Sa propre famille le taquine encore en disant qu’il passe ses journées assis à regarder des enfants jouer. En réalité, il observe sans arrêt, note comment chaque enfant apprend et bâtit à partir de ça. Certains des enfants d’âge scolaire dont il s’occupe aujourd’hui, il les connaît depuis qu’ils rampaient par terre, et maintenant, c’est eux qui mènent le groupe.

On observe comment ils jouent. On apprend de leur jeu, et de la façon dont on peut bâtir leurs apprentissages à partir de leurs intérêts, de ce qu’on peut faire comme activités pour les aider à grandir comme êtres humains.

- Tyler Hore

Le moment dont il est le plus fier remonte à quelques années. On l’avait fait venir dans un groupe pour aider un garçon que tout le monde avait étiqueté comme un enfant problématique. Tyler est arrivé sans aucun de ces préjugés. Il a observé ce qui intéressait le garçon, a bâti des activités autour de ça et l’a rejoint à son niveau. Quand leurs chemins se sont séparés, c’étaient les autres enfants qui demandaient à jouer avec lui.

Je suis arrivé en me disant : OK, c’est un enfant, il a besoin de soutien. Comment je peux le soutenir? Je voulais qu’il se sente comme s’il faisait partie du groupe, pas exclu. Il s’agissait de voir l’enfant dans son ensemble, et de ne pas le définir par ces moments-là. C’était encore un enfant. Il était encore en train d’apprendre. C’est un des moments dont je suis le plus fier comme éducateur, de voir le changement chez lui et de savoir que j'ai pu l’aider.

- Tyler Hore

Tyler est maintenant superviseur d’un centre à Little Current. Il apprend à être mentor pour d’anciens collègues qui sont aussi ses amis. Son objectif : continuer à pousser son équipe et à se pousser lui-même, sans jamais laisser les journées devenir trop confortables. Il essaie aussi constamment de recruter ses amis dans le domaine.

Ils me disent : “Je ne sais pas si j’aimerais travailler avec des enfants.” Tu ne le sais pas tant que tu n’essaies pas. Je n’aurais jamais pensé travailler en service de garde, et me voici, et j’adore ça.

- Tyler Hore

Trouvez un emploi en petite enfance dès aujourd’hui.

Notre réseau de centres de garde agréés recherche des personnes qui souhaitent contribuer à la croissance et au développement des enfants de la région de Manitoulin-Sudbury.
Explorer les emplois

Soyez au courant de tous les nouveaux postes affichés!